Citizens’ Forum 2015 – Final Report

Compte-rendu-final-Forum-des-citoyens-2015

 

 

Résumé et prochaines étapes

Le Forum des citoyens, co-organisé par les Associations de résidants de Terrasse Lakeview et de Deschênes, a eu lieu le 30 mai 2015 à la Place des pionniers du secteur Aylmer. Approximativement 45 personnes ont participé à l’événement.

Les objectifs du Forum étaient de :

  • Susciter une discussion sur l’urbanisme et son rôle comme déterminant de la santé;
  • Explorer différentes façon d’améliorer la qualité de vie des citoyens d’Aylmer;
  • Jeter les bases d’éventuelles initiatives citoyennes visant des enjeux spécifiques.

Les présentations des panélistes réputés (Centre d’écologie urbaine de Montréal, Ferme Moore, Office de consultation publique de Montréal, Vivre en Ville, Ville de Gatineau, etc.) furent très enrichissantes et inspirantes. Les discussions ont permis de traiter d’enjeux tels que la culture du « tout-à-l’auto », les façons d’améliorer les nouveaux développements immobiliers, et l’importance, dans ce contexte, de reconnaître le citoyen comme expert de son milieu.

Les présentations ont aussi inspiré des discussions axées sur « comment changer les choses », portant particulièrement sur les initiatives citoyennes et les interactions avec la Ville et d’autres intervenants.

Étant donné cet état d’esprit, les participants se sont entendus sur l’importance de concrétiser ces discussions par des actions, de profiter de l’énergie et de la volonté des gens présents pour formuler des demandes concrètes et parler des prochaines étapes. Dans ce contexte, le besoin de suivi avec les différents services de la Ville et la charge de travail requise pour faire avancer des projets dépassent souvent ce que les associations de résidants, composées de bénévoles, peuvent accomplir. D’autres initiatives découlant du Forum pourraient donc voir le jour dans les prochains mois, menées par différentes organisations, telles que par exemple les Partenaires du secteur Aylmer, qui regroupent quelques 35 intervenants du secteur Aylmer, ou Citoyens et sociétés, à travers des communautés de pratique de citoyens.

Une première demande spécifique émanant du Forum sera formulée lors de la présentation du rapport au Conseil municipal, le 25 août 2015. Une demande sera faite d’organiser une consultation sur la pertinence d’établir un Office de consultation publique à Gatineau, en se basant sur les principes de l’Office de consultation publique de Montréal.

Le présent rapport sera envoyé aux participants du Forum, au Comité consultatif d’urbanisme, à l’administration de la Ville de Gatineau et aux différentes associations de résidants d’Aylmer.

Vous pouvez aussi nous faire parvenir vos idées ou suggestions concernant les prochaines étapes à l’adresse Forumcitoyenaylmer@gmail.com.

Summary and Next Steps

The Citizens’ Forum, co-organised by the Lakeview Terrace Residents’ Association and the Deschênes Residents’ Association, took place on May 30th, 2015 at the Place des pionniers in Aylmer. Approximately 45 persons participated in the event.

The objectives of the Forum were to:

  • Foster discussion on urban planning and its influence on health outcomes;
  • Explore different ways to improve the quality of life of Aylmer citizens;
  • Establish the basis for potential citizen-led initiatives on specific issues.

The panelists from different organisations (Centre d’écologie urbaine de Montréal, Moore Farm, Office de consultation publique de Montréal, City of Gatineau, Vivre en Ville, etc.) delivered very interesting and inspiring presentations. Discussions centered on: the car-centric culture, ways to improve new real estate developments, and the importance of recognizing citizens as experts of their environment in this context.

The presentations also inspired discussions focusing on approaches for change, especially on citizen initiatives and interactions with the City and other stakeholders. Given this atmosphere, participants agreed that it would be important to turn these discussions into actions, to take advantage of the energy and will of participants to articulate demands and discuss next steps. In this context, the coordination with different sections of the City and the amount of work needed to move projects forward often exceed what residents’ associations, consisting of volunteers, can achieve. Other initiatives emerging from the Forum could be developed in the coming months, led by different organisations, such as for example the Partenaires du secteur Aylmer, which unite around 35 Aylmer stakeholders, or Citizens and societies, through communities of practice.

A first specific demand coming from the Forum will be presented to the Municipal council on August 25, 2015: A request that the City organise a consultation on the pertinence of establishing a public consultation office in Gatineau, along the lines of Montreal’s Office de consultation publique.

The current report will be shared with all of the participants, the City of Gatineau’s administration and Comité consultatif d’urbanisme and Aylmer sector residents’ associations.

We also welcome your ideas and suggestions regarding these next steps at Forumcitoyenaylmer@gmail.com.

Compte-rendu du Forum

Le Forum des citoyens a eu lieu le 30 mai 2015 à la Place des pionniers du secteur Aylmer. Approximativement 45 personnes ont participé à l’événement.

Les objectifs du Forum étaient de :

  • Susciter une discussion sur l’urbanisme et son rôle comme déterminant de la santé;
  • Explorer différentes façon d’améliorer la qualité de vie des citoyens d’Aylmer;
  • Jeter les bases d’éventuelles initiatives citoyennes visant des enjeux spécifiques.

Ouverture du Forum
Introduction par Jocelyn Plourde, président de l’Association des résidants de la Terrasse Lakeview, qui a souhaité la bienvenue aux participants et rappelé les deux thèmes de la journée – le lien entre la planification urbaine et la santé, et les facteurs de succès d’initiatives citoyennes. Il a tenu à remercier la Ville de Gatineau, dont le Programme de soutien à la mobilisation a permis la tenue du Forum.

Howard Powles, Président de l’Association des résidants de Deschênes et co-animateur du Forum avec Sonja Kosuta, de l’Association des résidants de la Terrasse Lakeview, a expliqué le déroulement de la journée et ouvert le Forum.

1ere partie – Le lien entre la planification urbaine et la santé

L’aménagement urbain idéal pour une ville en santé – Véronique Martin, Coordonnatrice de l’organisme Vivre en ville à Gatineau et conseillère en aménagement et urbanisme

Cette présentation commençait par des données contextuelles sur l’importance de l’urbanisme comme déterminant de la santé publique et des saines habitudes de vie, notamment le bilan de santé publique au Québec, la santé publique et l’environnement, et l’équilibre santé-ville. La voiture est prioritaire dans l’aménagement des villes, et c’est une tendance lourde, difficile à renverser.
Pour aller vers un environnement qui incite à marcher, il faut penser: courtes distances, trajets directs, densité, design, diversité et aménagement à échelle humaine en optant pour la qualité des niveaux d’aménagement. Le plus grand défi à relever reste le changement de culture et les normes sociales actuelles. Cependant, il est intéressant de faire un parallèle avec le tabagisme. Si nous avons été capables d’inverser la tendance dans le dossier du tabagisme, pourquoi ne serions-nous pas capable de contrer l’utilisation trop fréquente de l’automobile?

Le Réseau québécois des villes et villages en santé, et les efforts de Gatineau afin d’améliorer concrètement la qualité de vie des citoyens – Agathe Lalande, Chef de division, qualité de vie et développement communautaire, Ville de Gatineau, et administratrice, Réseau québécois des villes et villages en santé

Mme Lalande a commencé par définir le concept de ville en santé, reconnu en 1986 par l’Organisation mondiale de la santé (OMS). La ville est comme un corps humain, on doit s’en occuper. Pour qu’une ville soit en santé, il faut développer des infrastructures et des aménagements comme l’accès et la protection de l’eau, des routes, un plan d’urbanisme, des loisirs, etc. Selon Trevor Hancock, docteur en santé communautaire, trois facteurs interdépendants sont à considérer pour la santé d’une ville : une communauté conviviale; un environnement viable; et enfin suffisamment de prospérité.

Les quatre piliers stratégiques de la Ville de Gatineau sont 1) Fusion; 2) Engagement; 3) Partenariat; 4) Politique de développement social. La Ville de Gatineau compte une Commission Ville en santé, une des plus vieilles au Québec, qui inclut plusieurs partenaires, notamment les commissions scolaires et la chambre de commerce. De grandes réalisations ont été atteintes grâce à différents partenariats, par exemple Environnement sans fumée, Les ainés en santé, Cadre de référence ville inclusive (accessibilité handicapés): bref les projets les plus porteurs sont souvent ceux qui sont amenés par les citoyens.

L’importance des activités de proximité avec la nature – Claude Sirois, Coopérative de solidarité de la Ferme Moore

M. Sirois a donné un bref historique de la Ferme Moore, et mentionné que jusqu’à la dernière décennie, le projet était d’implanter 1500 unités de logement sur les lieux, mais que ce projet a été déjoué. Le nouveau projet de coopérative, accepté par la Commission de la capitale nationale, consiste à utiliser les 88 acres de terrain et les 3 bâtiments comme Centre d’écologie et d’agriculture urbaine du Québec. La vocation du centre comporte plusieurs volets: Ferme maraîchère et horticole; Centre multigénérationnel; Découverte nature et travail au champ sous supervision d’experts; Salle de formation; Éco-boutique; Petit café; Organisation d’événements. Les citoyens peuvent y adhérer en devenant membre.
M. Sirois relie le projet de Coopérative de la Ferme Moore à l’importance de conserver la nature et de faciliter les contacts des gens, surtout des jeunes, avec la nature.

Questions et discussions

Problèmes principaux mentionnés et solutions potentielles?

  • Développement urbain déjà en place qui favorise l’auto et nuit à la santé
  • On démolit! On reconstruit. On cesse de faire des quartiers mono résidentiels. On met en place des bonnes structures de transport collectif. On densifie les milieux existants tout en respectant le milieu existant. On pense aux constructions multigénérationnelles. On améliore les trottoirs et les intersections notamment de la Terrasse Lakeview. On identifie des noyaux prioritaires pour favoriser les déplacements notamment dans Lakeview et Connaught. On fait en sorte que les citoyens soient au coeur de leur milieu et qu’ils en soient les experts.
  • Mode de financement et les taxes – certaines routes sont la responsabilité du Ministère des transports du Québec.
    • Il faut se dissocier du cercle vicieux du financement relié aux taxes foncières;
    • Les municipalités sont à la merci du gouvernement provincial. Il faut donner plus d’autonomie aux gouvernements municipaux. Il y aurait un projet de loi pour 2016. La règlementation provinciale dicte des décisions contradictoires.
    • Culture du service d’urbanisme – la norme est de négocier avec les promoteurs dans le secret
    • Adoption d’une politique d’aménagement, d’urbanisme avec plus de cohérence, une vision
    • Provoquer un changement de culture afin que les consultations soient utiles et pas seulement un exercice de relations publiques
    • La loi provinciale fait en sorte que la consultation se fait à la fin mais au niveau de la réglementation municipale cela pourrait peut-être être modifié.

Comment changer les choses? Provoquer un changement de culture?

  • Il faut vaincre l’indifférence : on développe des peurs inutiles, les gens se sentent impuissants.
  • Participation à des forums, des discussions (e.g., Forum socio-économique à l’automne; consultations de la STO pour le développement du transport rapide dans l’ouest de Gatineau); Ce sont des assemblées comme celle-ci qui nous permettent d’initier un changement de culture.
  • Favoriser l’agriculture urbaine, les gens nous le disent: Permettre l’élevage des poules et l’apiculture;
  • Favoriser les initiatives citoyennes (e.g. Ici nos quartiers, à Hull).
  • Participer à la Communauté de pratique des citoyens qui sera en ligne dans quelques mois pour sortir de notre ilot.
  • Impliquer les promoteurs immobiliers, pour les sensibiliser à l’environnement et provoquer un changement de culture; exiger que la Ville les inclue dans les consultations; aussi participer aux activités (e.g. élections) de la Chambre de commerce.

Comment faire une différence concrète, dans le court-terme?

  • Se baser sur les observations des citoyens pour améliorer la situation – le citoyen est l’expert de son milieu.
  • La Commission municipale est une porte d’entrée pour la Ville qui est de plus en plus favorisée.
  • Briser la monotonie dans nos quartiers (beige et brun); Penser à ce qu’on veut léguer aux générations futures, utiliser plus de matériaux organiques.
  • S’impliquer dans les associations de quartier.
  • Initier des projets ponctuels où les gens peuvent embarquer et repartir une fois le projet complété car certaines personnes ne veulent pas s’impliquer à long terme.
  • Nous vivons dans des sociétés très individualistes, il faut contribuer au changement.
  • Il faut choisir une cause, un défi qui te passionne, qui t’interpelle; ça prend de l’énergie et de la persévérance; il faut évite de se disperser; Il faut travailler ensemble, en partenariat, briser les silos.
  • Les citoyens doivent se prendre en main; il faut également de l’influence médiatique.

Pause – Présentation du film SagaCité (http://www.sagacite.org/)

2e partie – Comment faciliter la réalisation de projets visant à améliorer la qualité de vie?

Facteurs de succès d’initiatives citoyennes en planification urbaine – Isabelle Gaudette, Chef d’équipe, démocratie participative et citoyenneté et organisatrice communautaire, Centre d’écologie urbaine de Montréal

Mme Gaudette a présenté un exemple d’initiative citoyenne ainsi que les facteurs ayant mené à son succès. Dans son exemple, les citoyens ont été invités à photographier ou filmer ce qu’ils voulaient améliorer dans leur quartier. Puis il y a eu une exposition et un rapport au service de l’arrondissement de quartier. Les participants au projet ont ensuite fait un exercice de priorisation pour cibler les enjeux sur lesquels se concentrer : la circulation dans le quartier. Différentes actions ont été prises (affiches, pressions auprès du conseiller municipal..).

Les conditions gagnantes dans cet exemple étaient de réunir les gens concernés; de s’assurer d’un accompagnement pour soutenir le groupe; de vulgariser les enjeux; d’assurer une communication constante (liste de contact de 600 noms, envoi régulier d’infolettres aux citoyens, aux deux semaines); de communiquer les succès aux médias. C’est un projet qui s’est réalisé sur le long terme. Il fallait accepter les périodes de doute. C’est pendant les périodes de latence que souvent naissent les meilleures idées.

Rapport de la Commission sur l’implication du milieu – Julie Pelletier, Commissaire, Bureau de l’ombudsman de Gatineau

Mme Pelletier a commencé par présenter le Bureau de l’Ombudsman, dont la création était une initiative d’un groupe de bénévoles en partenariat avec l’UQO. La Commission sur l’implication du milieu a été mise en place suite à une plainte formulée en 2011, car il y avait une insatisfaction en ce qui concerne les consultations publiques à propos des projets particuliers qui ont un impact sur la qualité de vie des citoyens.

Le rapport est inspiré des travaux de l’OCDE (Organisation de coopération et de développement économiques). Le rapport est disponible sur le site de la Ville et sur le site de l’Ombudsman. Le but était d’inspirer la Ville et les citoyens, étant donné que la consultation publique est un mécanisme clé pour la participation citoyenne. Le rapport se base sur l’information obtenue grâce à des questionnaires distribués aux citoyens, des discussions avec des employés municipaux et des élus, et l’étude des systèmes en place à Montréal et à Québec.

Le rapport conclut que : la Ville de Gatineau demeure un modèle en matière de consultation publique; il est très difficile de mobiliser les citoyens quand il n’y a pas de controverses; et les citoyens trouvent difficile d’obtenir de l’information en amont et pendant la réalisation du projet. Le rapport recommande de : mettre à jour le cadre de référence des consultations, qui a déjà 10 ans; informer le public sur les coûts d’une consultation publique; indiquer de quelle façon la ville peut en faire davantage pour soutenir les comités de quartier ; mobiliser les citoyens dès le départ (e.g., 79 Fraser); faire un suivi après la consultation publique. Ensuite la balle est dans le camp des élus et de la Ville.

Avantages et désavantages d’un office de consultation publique – Luc Doray, Secrétaire général, Office de consultation publique de Montréal (OCPM)

À Montréal, l’OCPM est un instrument municipal, voué à la consultation, enchâssé dans la charte de la Ville de Montréal depuis 2002. C’est un acteur neutre indépendant qui dépend du conseil municipal. Ses deux missions sont de:

1. Consulter les Montréalais sur les mandats donnés par le conseil municipal;
2. Informer les citoyens et faire des recommandations.

Le promoteur doit venir présenter son projet pour que l’OCPM présente à son tour l’information aux citoyens. Si le promoteur ne participe pas, il n’a pas le permis de construction. La première phase commence par une séance d’information et de mobilisation, où les citoyens sont invités à poser des questions et à obtenir des réponses. L’OCPM siège tant qu’il y a des questions. Mot d’ordre: la transparence, soit faire sortir le plus d’information possible. Pendant la deuxième phase il y a des auditions des opinions devant le bureau des commissaires. Les participants peuvent présenter leur opinion à la commission, déposer des mémoires écrits et les défendre s’ils le désirent. Puis l’OCPM rédige et dépose son rapport qui inclut la description du projet et l’analyse de l’opinion citoyenne. Les recommandations du rapport sont rendues publiques mais l’OCPM n’a pas de pouvoir décisionnel. Le rapport est également présenté aux élus. Les médias sociaux sont aussi utilisés pour les consultations.

L’OCPM a un budget de $1,8 millions/annuellement. C’est uniquement pour les grands projets.

  • Désavantages: Les procédures sont lourdes. Au moins 3 mois.
  • Bons coups : Réussit à faire passer les recommandations dans plusieurs projets.
  • Défis: Il n’y a pas de mécanismes formels de suivi quand les promoteurs ne retiennent pas les recommandations.

 

Seconde période de questions et discussion

Comment faire bouger les choses?

  • Le citoyen doit montrer l’urgence d’agir par des images parce que l’aménagement c’est politique. Trouver des façons de faire image : vidéos, photos, gens qui font des témoignages.
  • Impliquer les médias.
  • Organiser des ateliers de travail menés par un professionnel: Inviter des citoyens, différentes divisions qui travaillent ensemble.
  • L’approche de l’Association des résidants de la Terrasse Lakeview consiste à obtenir du financement de la ville (i.e. Programme de soutien à la mobilisation) pour faire produire des études professionnelles (i.e. Plan local de déplacement) arrimées sur les plans stratégiques de la ville (i.e. Plan de déplacement durable).
    • Pour faire avancer les recommandations, il faut devenir un lobbyiste, rencontrer les élus municipaux, être patient et s’investir;
    • Il faudrait cibler un ou deux grands enjeux que vous allez particulièrement pousser; réclamer des projets pilotes, et essayer de trouver des stratégies pour contourner les règlements et/ou obstacles;
    • Exiger des réponses de la Ville – c’est long, faire bouger plusieurs services municipaux, mais ce sont les demandes des citoyens qui font avancer les choses, qui font bouger les dossiers et changer les façons de fonctionner;
    • Trouver des alliés (e.g. investir la chambre de commerce);
    • Il faut intégrer l’idée que lorsque tu consultes, tu acceptes de faire des compromis – des changements – de te faire influencer.

Comment encourager la participation citoyenne?

  • Les gens qui participent sont souvent plus scolarisés que la moyenne. Il faut publier en langage simplifié et on fait la distribution dans les centres d’alphabétisation. À Montréal, il y a de 35 à 45% d’analphabètes fonctionnels. On tente aussi de rejoindre les immigrants.
  • Il y a les nouvelles technologies mais ça a ses limites. Il y a une fracture numérique, et c’est difficile de débattre en 140 caractères! Il faut garder ça simple – les gens qui consultent abandonnent lorsque c’est trop compliqué. Il faut être patient. C’est complexe et c’est long.
  • Il faut aller faire des consultations dans différents endroits pour joindre les populations qui participent moins et les groupes vulnérables, par exemple dans les centres commerciaux.
    • L’établissement d’un office de consultation publique indépendant était une promesse électorale du parti Action Gatineau mais ce n’est pas considéré comme une priorité par l’administration municipale, il y a de la résistance.

Comment changer la culture de confrontation souvent présente dans les consultations publiques?

  • Il faut travailler en amont le plus possible; tenter de contacter les citoyens; faire des portes ouvertes. Lorsqu’il y a parfois des positions irréconciliables, il faut d’abord essayer de faire valoir ce qui fait consensus. Il faut amener le promoteur à faire amende honorable.
  • Ça prend des animateurs d’expérience qui organisent la discussion et la rencontre. Ça prend des outils de consultation.
  • Exiger la transparence, de l’information, par exemple que la Ville publie une liste de projets à venir.

 

Mot de la fin

Andréanne Léger a remercié les co-animateurs de la journée, les panélistes et les participants pour leur présence et leur participation active. Les discussions étaient intéressantes et inspirantes, mais ce serait bien de concrétiser le tout par des actions, de profiter de l’énergie et de la volonté des gens présents pour formuler des demandes concrètes et parler des prochaines étapes. Un rapport sera rédigé dans les prochaines semaines et sera envoyé aux participants et présenté au Conseil municipal. Une première demande pourrait également être formulée au Conseil municipal – après un vote à main levée, la majorité des participants était d’accord pour demander au Conseil municipal d’organiser une consultation sur la pertinence d’établir un Office de consultation publique à Gatineau, en se basant sur les principes de l’OCPM.

Le développement du « Rapibus de l’ouest » sera probablement un enjeu sur lequel les gens devraient se rencontrer, entre autres. Les Partenaires du secteur Aylmer, qui rassemblent près de 35 organisations du milieu, pourraient être invités à organiser des rencontres entre citoyens intéressés à s’impliquer davantage sur des enjeux ponctuels. Denis Pageau, de Citoyens et sociétés, a mentionné que sa plateforme et ses communautés de pratique de citoyens, pourraient également être utilisées.

Pour voir des photos du Forum des citoyens 2015 – Merci à Stefan Jungcurt pour les photos!
https://www.flickr.com/photos/jungcurt/sets/72157653849119661

Les documents du Forum sont disponibles sur le site de l’association des résidants de la Terrasse Lakeview
http://lakeview-terrace.ca

 

Enjeux spécifiques dont les citoyens voudraient discuter – propositions de thèmes pour d’autres forums des citoyens

  • Normes de construction pour favoriser le maintien à domicile de la population de 70 ans et plus, qui permettraient de convertir ou adapter les logements; La personne de 70 ans et plus, comment répondre à ses besoins?
  • Établissement d’un Office de consultation publique suivant les principes de l’OCPM
    • Les consultations publiques et les conseils de quartier de la ville de Québec – inviter des gens de là-bas pour donner un exemple très différent qui pourrait inspirer la Ville
    • Consultation publique à Gatineau – inviter des gens de la Ville
    • Participation/ mobilisation citoyenne
    • Comment rejoindre les gens, approcher les citoyens et la municipalité.
    • Procédures de révision et d’acceptation de nouveaux projets immobiliers et accès des citoyens à cette procédure
  • Citoyens/ promoteurs/ élus municipaux – obliger la communication et la coopération
    • Réseauter les élus et les forums de citoyens – 2 seuls conseillers présents, pas suffisant
    • Inviter un promoteur immobilier pour qu’il parle de sa démarche
  •  Développement économique
    • Commerces au centre-ville; aller chercher ce que les citoyens veulent et leurs besoins
    • Revitalisation rue principale/ Parc des cèdres
  • Les compétences citoyennes
  • Les déplacements durables
    • Transport actif: sujet spécifique à discuter; actions/ opportunités dans le cadre des priorités de la Ville de Gatineau
  •  La mixité dans les quartiers
  • La densification
  • Moratoire sur la construction domiciliaire
  • Quel avenir préparons-nous pour nos enfants et petits-enfants
  • Plan de développement de la zone agricole de la ville – PDZA
  • Agriculture urbaine
  • Grands projets de développement de la ville
    • Transport public – avec la STO – à Gatineau, développement en cours et futur
    • Mieux comprendre le schéma d’aménagement (inviter des gens de la Ville)
  • Infrastructures jeunes et familles
  • Environnement (verdir la ville, accès// protection de la rivière, etc.)
    • Inviter un ingénieur forestier et un agronome pour parler des plantes envahissantes
  • Langues
  • Bibliothèques

This post is also available in | Cette page est aussi disponible en: French